L' État pathologique d'un sujet qui, ne présentant aucune lésion des organes de la phonation ni des centres nerveux du langage, ne fait pas usage de la parole. Mutisme des schizophrènes, des simulateurs; mutisme hystérique; mutisme passager des timides. Avant cela il n'était venu à la pensée de personne que la fille (...) fût folle. Extérieurement elle était comme tout le monde, sauf son mutisme presque absolu (Renan, Souv. enf., 1883, p.50):
1. La réaction de mutisme est une des plus anciennes réactions de défense de l'organisme vivant (...). Un simple silence peut couvrir des effondrements profonds dont la gravité se révélera un jour. Qu'il suffise d'évoquer ici les ravages sournois de la schizoïdie.
Mounier, Traité caract., 1946, p.480.
b) Synon. de mutité. Le mutisme est ordinairement une suite de la surdité de naissance (Ac. 1835-1935).
2. P. ext. Attitude d'une personne qui est habituellement silencieuse ou qui, dans des circonstances particulières, s'abstient volontairement de parler. Visiblement intéressé par notre conversation, il s'efforce d'abord de conserver la correction et le mutisme britanniques (Michelet, Chemins Europe, 1874, p.6). Les visages [de Mme Archambaud et de Maria] étaient durs, les gestes nerveux. Le mutisme des deux cuisinières semblait ne présager rien de bon (Aymé, Uranus, 1948, p.19):
2. ... si Pétain, au cours des audiences de la Haute Cour, a opposé un mutisme systématique aux questions qui lui étaient adressées, il n'en a pas moins fait soutenir que sa politique avait eu pour but de «maintenir» la France en attendant notre libération...
Procès Pétain, 1945, p.1122.
SYNT. Mutisme dédaigneux, hostile, obstiné; opposer un mutisme (+ adj.) à qqn; s'enfermer, se retrancher dans son mutisme; sortir de son mutisme.
− Fait de ne pas donner de ses nouvelles:
3. Croisset, nuit de mardi 12 novembre 1878. Mon bon, Je commence à la trouver mauvoise! Pourquoi pas de nouvelles? Que signifie votre mutisme? (...) Quand viendrez-vous, nom de dieu?
Flaub., Corresp., 1878, p.132.
− P. anal. [En parlant d'un animal] Cet Américain (...) qui, à force de vivre avec les poissons, semblait en avoir emprunté le mutisme (Toulet, Demois. La Mortagne, 1920, p.69).
3. Situation d'une personne, ou d'un ensemble de personnes qui, volontairement, ne s'expriment pas ou que l'on empêche de s'exprimer. Réduire la presse au mutisme. L'empire avait frappé la France de mutisme; la liberté restaurée la toucha et lui rendit la parole (Chateaubr., Mém., t.3, 1848, p.14):
4. [L'opinion publique] interprète certaines réticences de l'état-major dans le sens que vous aviez prévu: et le tour est joué. Aujourd'hui, on a été jusqu'à faire courir le bruit que l'Allemagne, au dernier moment, aurait imposé ce mutisme héroïque à nos officiers!
Martin du G., J. Barois, 1913, p.416.
B. − P. anal. [En parlant d'inanimés]
1. Littér. Caractère de ce qui est silencieux (v. muet II A 1). Lorsque nous faisions halte, nous étions saisis par ce mutisme effrayant des espaces infinis qu'a ressenti Pascal (Jammes, Nuits qui me chantent, 1928, p.115).
2. Au fig. Caractère de ce qui ne fournit aucun éclaircissement concernant une matière, une question particulière (v. muet II B 2):
5. ... le mutisme des textes, à cet égard, est certainement la conséquence de la difficulté de donner au code des préséances un rang individuel à un fonctionnaire qui peut, comme nous le verrons à ses attributions, cumuler tant de fonctions diverses, propres ou déléguées...
Baradat, Organ. préfect., 1907, p.167.
Prononc. et Orth.: [mytism̭]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. 1741 «état d'une personne muette» ([P.-F. Guyot Desfontaines], Observations sur les écrits mod., 26, 117 ds DG); 2. 1801 «attitude d'une personne qui ne parle pas, qui s'impose le silence» (Mercier Néol.); 3. 1883 méd., psychol. (Renan, loc. cit.). Dér. sav. du lat. mutus «muet»; suff. -isme*. Fréq. abs. littér.: 257. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 129, b) 412; xxe s.: a) 452, b) 489.
vendredi 18 mars 2011
Définition des soins palliatifs - EAPC
"Les soins palliatifs sont la prise en charge active et globale des patients dont la maladie ne répond pas au traitement curatif. La maîtrise de la douleur, d’autres symptômes et des problèmes sociaux, psychologiques et spirituels est primordiale.
Les soins palliatifs consistent en une approche inter-disciplinaire et couvrent le patient, la famille et la communauté dans leur champ d’application. En un sens, prodiguer des soins palliatifs c’est offrir le concept de prise en charge le plus élémentaire, c’est-à-dire pourvoir aux besoins du patient où qu’il soit pris en charge, que ce soit à domicile ou à l’hôpital.
Les soins palliatifs affirment la vie et considèrent la mort comme un processus normal; ils n’accélèrent pas la mort et ne la retardent pas. Ils ont pour but de maintenir la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort." (1998)
Définition des soins palliatifs
Les soins palliatifs sont destinés à la personne en fin de vie, considérée comme vivante jusqu’aux derniers instants. Ils tendent à assurer l’accompagnement global du patient et de son entourage, tant au niveau de la gestion des symptômes physiques et de la douleur que d’un soutien psychologique ou spirituel.
Le terme "palliatifs" provient du latin pallium signifiant le manteau, celui qui protège, réconforte. Mais les soins palliatifs vont au-delà d’un "réconfort" : ils sont la combinaison de multiples facettes des soins, tenant compte de la souffrance globale du patient.
La législation belge décrit plus précisément les soins palliatifs comme étant "l’ensemble des soins apportés au patient atteint d’une maladie susceptible d’entraîner la mort une fois que cette maladie ne réagit plus aux thérapies curatives. Un ensemble multidisciplinaire de soins revêt une importance capitale pour assurer l’accompagnement de ces patients en fin de vie, et ce sur les plans physique, psychique, social et moral. Le but premier des soins palliatifs est d’offrir au malade et à ses proches la meilleure qualité de vie possible et une autonomie maximale. Les soins palliatifs tendent à garantir et à optimaliser la qualité de vie pour le patient et pour sa famille, durant le temps qu’il lui reste à vivre." (Extrait de la loi relative aux soins palliatifs du 14 juin 2002).
La définition belge des soins palliatifs est complétée par les réflexions issues d’organismes référents en la matière, tels que :
Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS
Définition de l’Association Européenne des soins palliatifs – EAPC
Définition de l’Institut National d’Assurance Maladie Invalidité – INAMI
Définition de la Société Française d’accompagnement et de soins palliatifs - SFAP.
http://soinspalliatifs.be/
Les soins palliatifs consistent en une approche inter-disciplinaire et couvrent le patient, la famille et la communauté dans leur champ d’application. En un sens, prodiguer des soins palliatifs c’est offrir le concept de prise en charge le plus élémentaire, c’est-à-dire pourvoir aux besoins du patient où qu’il soit pris en charge, que ce soit à domicile ou à l’hôpital.
Les soins palliatifs affirment la vie et considèrent la mort comme un processus normal; ils n’accélèrent pas la mort et ne la retardent pas. Ils ont pour but de maintenir la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort." (1998)
Définition des soins palliatifs
Les soins palliatifs sont destinés à la personne en fin de vie, considérée comme vivante jusqu’aux derniers instants. Ils tendent à assurer l’accompagnement global du patient et de son entourage, tant au niveau de la gestion des symptômes physiques et de la douleur que d’un soutien psychologique ou spirituel.
Le terme "palliatifs" provient du latin pallium signifiant le manteau, celui qui protège, réconforte. Mais les soins palliatifs vont au-delà d’un "réconfort" : ils sont la combinaison de multiples facettes des soins, tenant compte de la souffrance globale du patient.
La législation belge décrit plus précisément les soins palliatifs comme étant "l’ensemble des soins apportés au patient atteint d’une maladie susceptible d’entraîner la mort une fois que cette maladie ne réagit plus aux thérapies curatives. Un ensemble multidisciplinaire de soins revêt une importance capitale pour assurer l’accompagnement de ces patients en fin de vie, et ce sur les plans physique, psychique, social et moral. Le but premier des soins palliatifs est d’offrir au malade et à ses proches la meilleure qualité de vie possible et une autonomie maximale. Les soins palliatifs tendent à garantir et à optimaliser la qualité de vie pour le patient et pour sa famille, durant le temps qu’il lui reste à vivre." (Extrait de la loi relative aux soins palliatifs du 14 juin 2002).
La définition belge des soins palliatifs est complétée par les réflexions issues d’organismes référents en la matière, tels que :
Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS
Définition de l’Association Européenne des soins palliatifs – EAPC
Définition de l’Institut National d’Assurance Maladie Invalidité – INAMI
Définition de la Société Française d’accompagnement et de soins palliatifs - SFAP.
http://soinspalliatifs.be/
vendredi 4 mars 2011
L'imago...
J. Lacan définit le complexe comme la fixation d’une " imago", représentation inconsciente d’une réalité déterminée (le sevrage, l’intrusion, l’Œdipe), intégrée par le sujet à travers « un procès dialectique qui fait surgir chaque forme nouvelle des conflits de la précédente avec le réel » (p. 28). Or, ce sont certaines expériences sociales, comme l’arrivée d’un petit frère, inscrites dans une « structure culturelle de la famille » (p. 24) déterminée, telle la société patriarcale du début du XXe siècle, qui exigent « une objectivation supérieure de cette
réalité ». Cela implique par conséquent « que le complexe est dominé par des facteurs
culturels ».
Couramment appellé ainsi, l'Imago traite du malaise issu de « la séparation prématurée » du nouveau-né de la matrice intra-utérine, séparation constitutive du complexe du sevrage et « que nul soin maternel ne peut compenser » (p. 34).
A la nostalgie (Sehnsucht) freudienne du père de la horde, Jacques Lacan ajoute la « nostalgie de la mère » ressentie d'une part innée : « animal à naissance prématurée » qu’est l’homme. Or, si cette imago maternelle n’est point sublimée afin de répondre aux exigences de la réalité extérieure mais résiste au contraire à ces exigences..., elle devient alors « facteur de mort » (p. 35).
Telle est donc l’explication lacanienne dans cet article de la tendance psychique à la mort, se révélant dans certaines pratiques symboliques comme la sépulture et toutes les autres « nostalgies de l’humanité » mais aussi dans certains suicides, certaines toxicomanies et anorexies, où le sujet cherche à retrouver l’imago de la matrice intra-utérine.
A cette divergence théorique entre S. Freud et J. Lacan au sujet de la tendance psychique à la mort se noue celle au sujet du narcissisme.
Sigmund Freud , lui, émet l’hypothèse d’un "narcissisme primaire" dont la définition s’oppose à la conception lacanienne de l’imago maternelle : « La naissance n’est pas vécue subjectivement comme séparation de la mère, car celle-ci est, en tant qu’objet, complètement inconnue du fœtus mais entièrement narcissique »(5). Les instances du surmoi, de l’idéal du moi et du moi idéal en sont les héritiers, les métaphores de ce narcissisme primaire à jamais perdu dans lequel le sujet se suffit à lui-même, et inclut la totalité du réel!
L’auteur des Complexes familiaux rejette cette hypothèse freudienne parce que le "narcissisme" présuppose l’existence de " l’image de soi" qui est absente de la structuration subjective du petit d’homme du moins jusqu'au stade miroir. De fait, afin de surmonter le complexe du sevrage doit advenir le complexe d’intrusion soit la rencontre ou plus précisément " l’identification avec l’image du semblable" durant cette phase du miroir, et pour que le morcellement du corps se dissipe et que le masochisme qu’implique la nostalgie de la matrice se sublime en un sadisme dirigé vers les objets environnants et notamment « l’identification au frère […] fournit l’image qui fixe l’un des pôles du masochisme primaire. Ainsi, la non-violence du suicide primordial, engendrera la violence du meurtre imaginaire du frère. » (p. 40). Tandis que Sigmund Freud pose l’hypothèse d’un narcissisme originaire, Jacques Lacan défend l’avènement d’une phase narcissique inscrite dans ce registre de l’image, et seule l’intervention d’un troisième terme, l’imago paternelle, cette instance supra-individuelle, pourra conduire le sujet hors de cet univers narcissique!!!
La continuation de notre tour d’horizon des premiers écrits lacaniens nous permettra d’introduire plus longuement cette phase oedipienne durant laquelle le sujet s’inscrit dans le registre du symbolique. Toutefois, nous pouvons souligner ici que si le concept de symbolique est absent de cet article de Jacques Lacan, nombre de ses formulations le préfigurent. Ainsi, lorsqu’il souligne que la famille établit « entre les générations une continuité psychique » à travers « la transmission de la culture » (p. 25), nous pensons que la connaissance sociologique de Jacques Lacan lui permet d’entrevoir d’ores et déjà cette dimension essentielle de l’être humain qu’est le symbolique, ce qui nous autorise peut-être à atténuer l’effet de rupture de ‘‘son retour à Freud’’.
(1) « J. Lacan, De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité », note de lecture pour la Revue - Interrogations- , n°3, décembre 2006
http://www.revue-interrogations.org/article.php?article=64
(2) Nous ne pouvons que nous rallier à ce titre aux travaux de M. Zafiropoulos (Lacan et les sciences sociales, Paris, PUF, 2001) et du Centre de Recherche Universitaire qu’il dirige, Psychanalyse et Pratiques Sociales.
(3) E. Durkheim, « Le problème religieux et la dualité de la nature humaine », Bulletin de la Société française de philosophie, 1913, 13, p. 91.
(4) Dans la préface à la seconde édition des Règles de la méthode sociologique, E. Durkheim définit la sociologie comme « la sciences des institutions, de leur genèse et de leur fonctionnement » (Paris, Flammarion, 1988, p. 90).
(5) S. Freud, Inhibition, symptôme et angoisse (1925-1926), Paris, PUF, 1965, p. 54.
réalité ». Cela implique par conséquent « que le complexe est dominé par des facteurs
culturels ».
Couramment appellé ainsi, l'Imago traite du malaise issu de « la séparation prématurée » du nouveau-né de la matrice intra-utérine, séparation constitutive du complexe du sevrage et « que nul soin maternel ne peut compenser » (p. 34).
A la nostalgie (Sehnsucht) freudienne du père de la horde, Jacques Lacan ajoute la « nostalgie de la mère » ressentie d'une part innée : « animal à naissance prématurée » qu’est l’homme. Or, si cette imago maternelle n’est point sublimée afin de répondre aux exigences de la réalité extérieure mais résiste au contraire à ces exigences..., elle devient alors « facteur de mort » (p. 35).
Telle est donc l’explication lacanienne dans cet article de la tendance psychique à la mort, se révélant dans certaines pratiques symboliques comme la sépulture et toutes les autres « nostalgies de l’humanité » mais aussi dans certains suicides, certaines toxicomanies et anorexies, où le sujet cherche à retrouver l’imago de la matrice intra-utérine.
A cette divergence théorique entre S. Freud et J. Lacan au sujet de la tendance psychique à la mort se noue celle au sujet du narcissisme.
Sigmund Freud , lui, émet l’hypothèse d’un "narcissisme primaire" dont la définition s’oppose à la conception lacanienne de l’imago maternelle : « La naissance n’est pas vécue subjectivement comme séparation de la mère, car celle-ci est, en tant qu’objet, complètement inconnue du fœtus mais entièrement narcissique »(5). Les instances du surmoi, de l’idéal du moi et du moi idéal en sont les héritiers, les métaphores de ce narcissisme primaire à jamais perdu dans lequel le sujet se suffit à lui-même, et inclut la totalité du réel!
L’auteur des Complexes familiaux rejette cette hypothèse freudienne parce que le "narcissisme" présuppose l’existence de " l’image de soi" qui est absente de la structuration subjective du petit d’homme du moins jusqu'au stade miroir. De fait, afin de surmonter le complexe du sevrage doit advenir le complexe d’intrusion soit la rencontre ou plus précisément " l’identification avec l’image du semblable" durant cette phase du miroir, et pour que le morcellement du corps se dissipe et que le masochisme qu’implique la nostalgie de la matrice se sublime en un sadisme dirigé vers les objets environnants et notamment « l’identification au frère […] fournit l’image qui fixe l’un des pôles du masochisme primaire. Ainsi, la non-violence du suicide primordial, engendrera la violence du meurtre imaginaire du frère. » (p. 40). Tandis que Sigmund Freud pose l’hypothèse d’un narcissisme originaire, Jacques Lacan défend l’avènement d’une phase narcissique inscrite dans ce registre de l’image, et seule l’intervention d’un troisième terme, l’imago paternelle, cette instance supra-individuelle, pourra conduire le sujet hors de cet univers narcissique!!!
La continuation de notre tour d’horizon des premiers écrits lacaniens nous permettra d’introduire plus longuement cette phase oedipienne durant laquelle le sujet s’inscrit dans le registre du symbolique. Toutefois, nous pouvons souligner ici que si le concept de symbolique est absent de cet article de Jacques Lacan, nombre de ses formulations le préfigurent. Ainsi, lorsqu’il souligne que la famille établit « entre les générations une continuité psychique » à travers « la transmission de la culture » (p. 25), nous pensons que la connaissance sociologique de Jacques Lacan lui permet d’entrevoir d’ores et déjà cette dimension essentielle de l’être humain qu’est le symbolique, ce qui nous autorise peut-être à atténuer l’effet de rupture de ‘‘son retour à Freud’’.
(1) « J. Lacan, De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité », note de lecture pour la Revue - Interrogations- , n°3, décembre 2006
http://www.revue-interrogations.org/article.php?article=64
(2) Nous ne pouvons que nous rallier à ce titre aux travaux de M. Zafiropoulos (Lacan et les sciences sociales, Paris, PUF, 2001) et du Centre de Recherche Universitaire qu’il dirige, Psychanalyse et Pratiques Sociales.
(3) E. Durkheim, « Le problème religieux et la dualité de la nature humaine », Bulletin de la Société française de philosophie, 1913, 13, p. 91.
(4) Dans la préface à la seconde édition des Règles de la méthode sociologique, E. Durkheim définit la sociologie comme « la sciences des institutions, de leur genèse et de leur fonctionnement » (Paris, Flammarion, 1988, p. 90).
(5) S. Freud, Inhibition, symptôme et angoisse (1925-1926), Paris, PUF, 1965, p. 54.
mercredi 9 février 2011
L'épilepsie...
Statistiques de la LICE
Crises partielles complexes = 40 % chez les adultes
Crises partielles simples = 20 % chez les adultes
Crises tonico-cloniques primaires = 20 %
Crises d’absence = 10 %
Autres = 10 %
l’épilepsie est un trouble qui se manifeste par des crises. Les caractéristiques et la fréquence des crises varient énormément. La terminologie médicale s’est par conséquent élargie de manière à désigner de façon plus précise les différents types de crises. Certains types frappent principalement, le plus souvent chez les enfants, alors que d’autres s’observent surtout chez les adultes.
L’épilepsie est un trouble grave et parfois assez effrayant. Elle peut grandement perturber la vie des personnes qui en sont atteintes de même que celle de leurs proches. L’une des premières étapes qui mènent à la maîtrise des crises est la décision de les reconnaître pour ce qu’elles sont. Il est possible qu’une personne épileptique connaisse plus d’un type de crise. Votre médecin/neurologue peut vous apporter une partie de l’information nécessaire.
Vous trouverez ci-dessous une vue d’ensemble qui vous aidera à comprendre les notions de base au sujet des crises. Le présent document est un simple guide et ne peut remplacer les conseils et l’information donnés par votre propre médecin. Vous trouverez à la fin de cette page des liens vous permettant d’obtenir plus d’information sur ces types de crises et d’autres.
Qu’est-ce qui se produit dans une crise?
Des cellules spéciales appelées neurones aident à former un réseau électrique et chimique dans le cerveau. Normalement, les signaux électriques se transmettent par la voie de ces neurones. Ils influent sur la libération de différentes substances chimiques qui influeront à leur tour sur l’activité électrique dans les neurones suivants. De nombreux facteurs externes et internes peuvent provoquer une activité anormale dans les signaux électriques de ces neurones. Un changement de l’activité électrique normale du cerveau peut provoquer une crise. Des crises répétées peuvent être un signe d’épilepsie. (Rappelons que si toutes les formes d’épilepsie se caractérisent par une forme ou une autre de crises, les crises ne sont pas toutes forcément des manifestations d’épilepsie.)
Classification
Le système moderne de classification des crises établit une distinction fondamentale entre les crises partielles et les crises généralisées. Si la décharge électrique excessive est restreinte à une région donnée (locale) du cerveau, la crise est dite partielle. Si la totalité du cerveau est touchée, la crise est dite généralisée.
Ce système moderne, la Classification internationale des crises d’épilepsie (CICE), a été élaboré par la Ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE, http://www.ilae-epilepsy.org/ ) comme un moyen de catégoriser et de distinguer différents types de crises épileptiques. Pour plus d’information, voir : http://www.epilepsy.org/ctf/default.html
Avant de commencer notre survol des différents types de crises, nous devrions d’abord définir certains termes. Il existe de nombreuses causes différentes des crises d’épilepsie. Ces causes sont souvent dites idiopathiques, cryptogéniques ou symptomatiques.
Idiopathique signifie qu’on ne peut déterminer la cause du déclenchement des crises.
Cryptogénique désigne une cause inconnue, sauf que les médecins pensent qu’elle pourrait être reliée à une anomalie impossible à déterminer de la structure du cerveau.
Symptomatique signifie que la cause des crises est connue et que celle-ci peut être reliée à une lésion des structures du cerveau, à des troubles du métabolisme ou à d’autres causes connues.
Sachant cela, nous pouvons maintenant passer à la section suivante où les crises seront décrites. La terminologie médicale a établi de nombreux types de crises. Les types qui suivent sont les plus fréquents.
Crises partielles:
Celles-ci se caractérisent souvent pas une activité électrique anormale localisée dans une région du cerveau. Le résultat peut prendre la forme de mouvements involontaires ou de sensations inhabituelles (neurones sensoriels), ou encore de changements de l’attention ou du comportement.
Crises partielles simples (CPS – autrefois appelées crises focales):
Ces crises se caractérisent par des sensations étranges ou inhabituelles, par exemple des odeurs ou des anomalies visuelles. Parmi les autres caractéristiques des CPS, signalons des mouvements secs ou de l’agitation, une distorsion auditive, des maux d’estomac et un soudain sentiment de peur. Les crises partielles simples ne sont pas habituellement associées à des altérations de la conscience ou de la mémoire.
Comme nous l’avons dit plus tôt, les crises partielles ne touchent qu’une région du cerveau. Chaque région du cerveau est responsable de certaines fonctions de l’organisme, de certaines sensations et de certains mouvements. En observant les manifestations motrices et les réactions sensorielles durant une CPS, le neurologue pourra parfois déterminer quelle région du cerveau est touchée. Cela pourra aider à choisir les médicaments indiqués pour le traitement de l’épilepsie d’une personne.
La CICE a classé les crises partielles simples en quatre grandes catégories : motrice, sensorielle, psychique et autonome. Chaque catégorie comprend plusieurs types de CPS.
Crises partielles complexes (CPC – autrefois appelées crises psychomotrices ou du lobe temporal):
Les crises partielles complexes sont souvent précédées d’une « aura ». Elles se caractérisent souvent par une activité motrice et sensorielle compliquée. La personne peut sembler ahurie ou confuse – elle marche au hasard, marmonne, tourne la tête ou tire sur ses vêtements. Ces gestes idiosyncrasiques répétés sont souvent appelés automatismes et, habituellement, la personne n’en garde aucun souvenir. Les CPC peuvent s’accompagner d’altérations de la conscience ou de la mémoire.
Chez les enfants, ce type de crise ne devrait pas être confondu avec les crises d’absence décrites plus loin. Les CPC se déclenchent souvent dans les lobes temporaux ou frontaux du cerveau.
Crises généralisées:
Ces crises peuvent être convulsives ou non; elles entraînent habituellement une perte de connaissance. On observe une activité électrique anormale dans de nombreuses régions du cerveau.
Crises généralisées primaires
Crises généralisées secondaires
Crises d’absence généralisées (autrefois appelées petit mal):
Elles se caractérisent par une perte de connaissance complète. La personne peut fixer dans le vide et sembler rêvasser ou étourdie. Les crises d’absence ne sont pas précédées d’un avertissement (aura) et sont suivies d’une activité normale. La crise elle-même s’accompagnant de très peu de mouvement, elle peut souvent passer inaperçue par les autres.
Ces crises se produisent fréquemment chez les enfants. Elles peuvent cependant évoluer vers d’autres types de crises, par exemple des crises partielles complexes ou tonico-cloniques. (Les crises d’absence peuvent être difficiles à distinguer des crises partielles complexes. Les crises d’absence sont habituellement de durée plus brève qu’une CPC et la personne s’en remet plus rapidement.)
Normalement, les crises d’absence diminuent à l’âge adulte (contrairement aux crises tonico-cloniques ou de grand mal).
Il existe deux types de crises d’absence :
Crises d’absence typiques : non convulsives et le tonus musculaire est habituellement préservé. L’événement critique dure habituellement moins de 10 secondes.
Crises d’absence atypiques : durent plus longtemps que les crises d’absence typiques. Elles peuvent ou non s’accompagner de perte de tonicité et des mouvements quasi tonico-cloniques sont souvent observés.
Crises tonico-cloniques (autrefois appelées grand mal):
Une convulsion généralisée se produisant en deux phases. Dans la phase tonique, on observe un raidissement des muscles, la personne perd connaissance et tombe et le corps se raidit. Dans la phase clonique, les membres s’agitent et se contractent. La crise se termine souvent par une autre phase tonique. Après la crise, la personne reprend lentement connaissance. Lorsqu’elle se réveille, elle est souvent confuse ou désorientée.
Ce type de crise, probablement le plus couramment associé à l’épilepsie par le grand public, n’est nullement le plus fréquent. Les deux tiers environ des personnes épileptiques souffrent de crises complexes partielles.
Une crise tonico-clonique généralisée secondaire commence localement (par une crise partielle) et elle peut être précédée d’une aura.
État épileptique :
Décrit une série de crises répétées entre lesquelles la personne ne reprend pas connaissance. Si la crise ne prend pas fin après cinq ou dix minutes, appelez pour obtenir de l’aide. La personne risque de tomber en état épileptique, ce qui peut mettre sa vie en danger. Il est recommandé d’appeler du secours en cas de tout événement critique qui semble différent des crises habituelles d’une personne ou qui est d’une durée anormale. De tels événements requièrent des soins médicaux immédiats, car ils peuvent entraîner des lésions cérébrales graves ou même la mort.
Pour ramener la personne à un état normal, des benzodiazépines comme le diazépam ou le lorazépam (voir la section sur les médicaments) peuvent être administrés par l’hôpital.
Il existe de nombreux déclencheurs potentiels d’un état épileptique. Dans de nombreux cas, aucun déclencheur évident ne peut être déterminé avec certitude. Il est bon de discuter des déclencheurs potentiels avec votre médecin, puisque ceux-ci varient d’une personne à une autre.
Crise myoclonique:
Ce type de crise ne provoque pas de perte de connaissance. Les crises myocloniques sont souvent associées à des contractions brusques simples ou répétées des muscles (myoclonie). Elles sont principalement observées chez les jeunes enfants et les nouveau-nés, étant plus rares chez les adultes.
Crise atonique:
Souvent appelées crises avec chute. Ces crises se caractérisent par une perte soudaine de tonicité, créant une incapacité de se tenir debout ou assis (elles sont aussi appelées crises akinésiques). Les crises atoniques sont habituellement rares chez les adultes.
Les crises atoniques sont souvent observées chez les enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut (lien à la section Lennox-Gastaut). Les crises elles-mêmes sont peu dangereuses pour l’enfant, la plupart des blessures résultant de chutes survenant à la suite de l’événement lorsque l’enfant perd de son tonus musculaire. Pour aider à prévenir des blessures graves, certains parents peuvent choisir de faire porter un casque protecteur à leur enfant et de restreindre sa participation à certaines activités si celui-ci est sujet à des crises atoniques.
À noter : les crises astatiques comportent une perte de tonicité entraînant une incapacité de se tenir debout. Les crises atoniques ne s’accompagnent pas toujours d’astasie.
Autres crises:
Crises photosensibles :
Vous observez sans doute souvent des signaux sur des appareils électroniques ou d’éclairage (lumières stroboscopiques, p. ex.) ou dans des jeux vidéo. Ces jeux et appareils sont parfois accompagnés d’un avertissement indiquant qu’ils peuvent provoquer des crises d’épilepsie photosensibles.
Les crises photosensibles sont rares, même chez les personnes épileptiques (moins de 5 %). Elles ne constituent pas un type distinct de crise, mais résultent plutôt d’un stimulus lumineux qui peut mener au déclenchement d’une crise. Les crises photosensibles sont souvent classées parmi les « épilepsies réflexes ».
Elles se produisent habituellement chez les jeunes âgés de 8 à 20 ans, la fréquence la plus élevée se situant à la puberté. Elles peuvent être provoquées par la lumière tant naturelle qu’artificielle – par des patrons lumineux alternants ou changeants.
Pour réduire les risques, il est conseillé aux enfants et aux adultes sujets aux crises photosensibles de s’asseoir à plus de 2 m d’un téléviseur, en raison de la fréquence de rafraîchissement des écrans de télévision. L’incidence des crises photosensibles provoquées par la télévision est plus faible en Amérique du Nord qu’en Europe, en raison des différentes fréquences de rafraîchissement, mais les personnes épileptiques devraient néanmoins demeurer prudentes. Les moniteurs d’ordinateurs posent très peu de risque de crises photosensibles. Il existe deux types de moniteurs, les moniteurs TRC (tube à rayons cathodiques) et ACL (affichage à cristaux liquides). La plupart des écrans TRC ont des fréquences de rafraîchissement supérieures à 70 Hz (70 images/seconde). Les écrans ACL n’ont pas de rafraîchissement plein écran et peuvent dans certains cas être préférables pour les personnes photosensibles. Toutefois, comme la plupart des gens utilisent des écrans de modèle récent, le problème des crises photosensibles est plus relié aux logiciels qu’aux écrans eux-mêmes. Les jeux sur ordinateur et d’autres programmes comportant des lumières clignotantes et des patrons lumineux changeants peuvent déclencher une crise.
Syndromes épileptiques :
Spasmes infantiles/syndrome de West:
Observés chez des nouveau-nés épileptiques de moins de 12 mois. Les spasmes peuvent se produire comme des événements uniques ou en grappes – chaque spasme étant très bref (1-3 secondes). Souvent, le bébé semble hocher la tête – comme s’il fléchissait et tendait la tête ou le torse d’avant en arrière (on parle parfois du tic de Salaam). Les spasmes infantiles se produisent lorsque l’enfant dort ou est sur le point de s’endormir ou à son réveil. Le bébé peut lancer un cri après le spasme, ce qui peut souvent être interprété comme un signe de colique.
Les spasmes infantiles sont soit cryptogéniques (aucune cause connue), soit symptomatiques (cause connue). Il existe de nombreuses causes différentes des spasmes infantiles symptomatiques.
Les spasmes infantiles sont souvent observés chez les enfants atteints du syndrome de West. À souligner : bien que les spasmes infantiles soient souvent confondus avec le syndrome de West, ils ne sont pas toujours reliés à ce syndrome. Le syndrome de West a été décrit pour la première fois en 1841 par un médecin anglais qui avait observé des symptômes de spasmes infantiles chez
Syndrome de Lennox-Gastaut:
Le syndrome de Lennox-Gastaut touche les enfants âgés de 1 à 8 ans et principalement les garçons. Il se caractérise par des crises fréquentes et souvent violentes. Certains des types de crises associés à ce syndrome sont les crises toniques, atoniques, d’absence atypiques et myocloniques ainsi que l’état épileptique. On a observé un état épileptique chez environ 50 % des enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut.
Comme le syndrome de West, le syndrome de Lennox-Gastaut se divise en deux types : cryptogénique et symptomatique. Les enfants atteints du syndrome cryptogénique constituent environ 30 % des cas et ne semblent pas présenter d’anomalie cérébrale. Les cas de syndrome symptomatique forment le reste (70 %) de la population et il semble qu’il existe chez ces enfants une lésion cérébrale sous-jacente.
Les causes de ce syndrome sont diverses. Parmi les causes possibles, on peut citer un traumatisme crânien ou une malformation, une infection au cerveau, l’hérédité et de nombreux autres facteurs inconnus (particulièrement s’il s’agit du syndrome cryptogénique). Bon nombre des enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut souffrent d’un retard du développement ainsi que de nombreux problèmes de comportement.
Jusqu’ici, il n’existe aucun moyen de guérir le syndrome de Lennox-Gastaut. On trouve souvent chez ces enfants une fréquence de résistance aux médicaments plus élevée que chez les autres enfants épileptiques. Ils doivent souvent suivre une polythérapie médicamenteuse. Le régime cétogène est souvent recommandé pour les enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut comme moyen ajouté aux médicaments prescrits pour maîtriser leurs crises d’épilepsie.
Autres syndromes épileptiques:
Spasmes fébriles
Épilepsie myoclonique juvénile (EMJ)
Épilepsie rolandique bénigne (ERB)
Il existe de nombreux autres types de crises (épileptiques et non épileptiques), le survol qui précède n’est nullement exhaustif. Nous avons uniquement décrit les types les plus fréquents.
http://www.ilae-epilepsy.org/
http://www.epilepsy.org/ctf/seizure_frame.html
La Ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE) a été créée en in 1909. Elle a pour objectifs :
de faire avancer et répandre les connaissances sur l’épilepsie
de promouvoir la recherche, l’éducation et la formation
d’améliorer les services et les soins aux patients, particulièrement au moyen de la prévention, du diagnostic et du traitement
Pour obtenir de l’information additionnelle : lisez la brochure d’Épilepsie Canada: Crises d’épilepsie et premiers soins
Crises partielles complexes = 40 % chez les adultes
Crises partielles simples = 20 % chez les adultes
Crises tonico-cloniques primaires = 20 %
Crises d’absence = 10 %
Autres = 10 %
l’épilepsie est un trouble qui se manifeste par des crises. Les caractéristiques et la fréquence des crises varient énormément. La terminologie médicale s’est par conséquent élargie de manière à désigner de façon plus précise les différents types de crises. Certains types frappent principalement, le plus souvent chez les enfants, alors que d’autres s’observent surtout chez les adultes.
L’épilepsie est un trouble grave et parfois assez effrayant. Elle peut grandement perturber la vie des personnes qui en sont atteintes de même que celle de leurs proches. L’une des premières étapes qui mènent à la maîtrise des crises est la décision de les reconnaître pour ce qu’elles sont. Il est possible qu’une personne épileptique connaisse plus d’un type de crise. Votre médecin/neurologue peut vous apporter une partie de l’information nécessaire.
Vous trouverez ci-dessous une vue d’ensemble qui vous aidera à comprendre les notions de base au sujet des crises. Le présent document est un simple guide et ne peut remplacer les conseils et l’information donnés par votre propre médecin. Vous trouverez à la fin de cette page des liens vous permettant d’obtenir plus d’information sur ces types de crises et d’autres.
Qu’est-ce qui se produit dans une crise?
Des cellules spéciales appelées neurones aident à former un réseau électrique et chimique dans le cerveau. Normalement, les signaux électriques se transmettent par la voie de ces neurones. Ils influent sur la libération de différentes substances chimiques qui influeront à leur tour sur l’activité électrique dans les neurones suivants. De nombreux facteurs externes et internes peuvent provoquer une activité anormale dans les signaux électriques de ces neurones. Un changement de l’activité électrique normale du cerveau peut provoquer une crise. Des crises répétées peuvent être un signe d’épilepsie. (Rappelons que si toutes les formes d’épilepsie se caractérisent par une forme ou une autre de crises, les crises ne sont pas toutes forcément des manifestations d’épilepsie.)
Classification
Le système moderne de classification des crises établit une distinction fondamentale entre les crises partielles et les crises généralisées. Si la décharge électrique excessive est restreinte à une région donnée (locale) du cerveau, la crise est dite partielle. Si la totalité du cerveau est touchée, la crise est dite généralisée.
Ce système moderne, la Classification internationale des crises d’épilepsie (CICE), a été élaboré par la Ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE, http://www.ilae-epilepsy.org/ ) comme un moyen de catégoriser et de distinguer différents types de crises épileptiques. Pour plus d’information, voir : http://www.epilepsy.org/ctf/default.html
Avant de commencer notre survol des différents types de crises, nous devrions d’abord définir certains termes. Il existe de nombreuses causes différentes des crises d’épilepsie. Ces causes sont souvent dites idiopathiques, cryptogéniques ou symptomatiques.
Idiopathique signifie qu’on ne peut déterminer la cause du déclenchement des crises.
Cryptogénique désigne une cause inconnue, sauf que les médecins pensent qu’elle pourrait être reliée à une anomalie impossible à déterminer de la structure du cerveau.
Symptomatique signifie que la cause des crises est connue et que celle-ci peut être reliée à une lésion des structures du cerveau, à des troubles du métabolisme ou à d’autres causes connues.
Sachant cela, nous pouvons maintenant passer à la section suivante où les crises seront décrites. La terminologie médicale a établi de nombreux types de crises. Les types qui suivent sont les plus fréquents.
Crises partielles:
Celles-ci se caractérisent souvent pas une activité électrique anormale localisée dans une région du cerveau. Le résultat peut prendre la forme de mouvements involontaires ou de sensations inhabituelles (neurones sensoriels), ou encore de changements de l’attention ou du comportement.
Crises partielles simples (CPS – autrefois appelées crises focales):
Ces crises se caractérisent par des sensations étranges ou inhabituelles, par exemple des odeurs ou des anomalies visuelles. Parmi les autres caractéristiques des CPS, signalons des mouvements secs ou de l’agitation, une distorsion auditive, des maux d’estomac et un soudain sentiment de peur. Les crises partielles simples ne sont pas habituellement associées à des altérations de la conscience ou de la mémoire.
Comme nous l’avons dit plus tôt, les crises partielles ne touchent qu’une région du cerveau. Chaque région du cerveau est responsable de certaines fonctions de l’organisme, de certaines sensations et de certains mouvements. En observant les manifestations motrices et les réactions sensorielles durant une CPS, le neurologue pourra parfois déterminer quelle région du cerveau est touchée. Cela pourra aider à choisir les médicaments indiqués pour le traitement de l’épilepsie d’une personne.
La CICE a classé les crises partielles simples en quatre grandes catégories : motrice, sensorielle, psychique et autonome. Chaque catégorie comprend plusieurs types de CPS.
Crises partielles complexes (CPC – autrefois appelées crises psychomotrices ou du lobe temporal):
Les crises partielles complexes sont souvent précédées d’une « aura ». Elles se caractérisent souvent par une activité motrice et sensorielle compliquée. La personne peut sembler ahurie ou confuse – elle marche au hasard, marmonne, tourne la tête ou tire sur ses vêtements. Ces gestes idiosyncrasiques répétés sont souvent appelés automatismes et, habituellement, la personne n’en garde aucun souvenir. Les CPC peuvent s’accompagner d’altérations de la conscience ou de la mémoire.
Chez les enfants, ce type de crise ne devrait pas être confondu avec les crises d’absence décrites plus loin. Les CPC se déclenchent souvent dans les lobes temporaux ou frontaux du cerveau.
Crises généralisées:
Ces crises peuvent être convulsives ou non; elles entraînent habituellement une perte de connaissance. On observe une activité électrique anormale dans de nombreuses régions du cerveau.
Crises généralisées primaires
Crises généralisées secondaires
Crises d’absence généralisées (autrefois appelées petit mal):
Elles se caractérisent par une perte de connaissance complète. La personne peut fixer dans le vide et sembler rêvasser ou étourdie. Les crises d’absence ne sont pas précédées d’un avertissement (aura) et sont suivies d’une activité normale. La crise elle-même s’accompagnant de très peu de mouvement, elle peut souvent passer inaperçue par les autres.
Ces crises se produisent fréquemment chez les enfants. Elles peuvent cependant évoluer vers d’autres types de crises, par exemple des crises partielles complexes ou tonico-cloniques. (Les crises d’absence peuvent être difficiles à distinguer des crises partielles complexes. Les crises d’absence sont habituellement de durée plus brève qu’une CPC et la personne s’en remet plus rapidement.)
Normalement, les crises d’absence diminuent à l’âge adulte (contrairement aux crises tonico-cloniques ou de grand mal).
Il existe deux types de crises d’absence :
Crises d’absence typiques : non convulsives et le tonus musculaire est habituellement préservé. L’événement critique dure habituellement moins de 10 secondes.
Crises d’absence atypiques : durent plus longtemps que les crises d’absence typiques. Elles peuvent ou non s’accompagner de perte de tonicité et des mouvements quasi tonico-cloniques sont souvent observés.
Crises tonico-cloniques (autrefois appelées grand mal):
Une convulsion généralisée se produisant en deux phases. Dans la phase tonique, on observe un raidissement des muscles, la personne perd connaissance et tombe et le corps se raidit. Dans la phase clonique, les membres s’agitent et se contractent. La crise se termine souvent par une autre phase tonique. Après la crise, la personne reprend lentement connaissance. Lorsqu’elle se réveille, elle est souvent confuse ou désorientée.
Ce type de crise, probablement le plus couramment associé à l’épilepsie par le grand public, n’est nullement le plus fréquent. Les deux tiers environ des personnes épileptiques souffrent de crises complexes partielles.
Une crise tonico-clonique généralisée secondaire commence localement (par une crise partielle) et elle peut être précédée d’une aura.
État épileptique :
Décrit une série de crises répétées entre lesquelles la personne ne reprend pas connaissance. Si la crise ne prend pas fin après cinq ou dix minutes, appelez pour obtenir de l’aide. La personne risque de tomber en état épileptique, ce qui peut mettre sa vie en danger. Il est recommandé d’appeler du secours en cas de tout événement critique qui semble différent des crises habituelles d’une personne ou qui est d’une durée anormale. De tels événements requièrent des soins médicaux immédiats, car ils peuvent entraîner des lésions cérébrales graves ou même la mort.
Pour ramener la personne à un état normal, des benzodiazépines comme le diazépam ou le lorazépam (voir la section sur les médicaments) peuvent être administrés par l’hôpital.
Il existe de nombreux déclencheurs potentiels d’un état épileptique. Dans de nombreux cas, aucun déclencheur évident ne peut être déterminé avec certitude. Il est bon de discuter des déclencheurs potentiels avec votre médecin, puisque ceux-ci varient d’une personne à une autre.
Crise myoclonique:
Ce type de crise ne provoque pas de perte de connaissance. Les crises myocloniques sont souvent associées à des contractions brusques simples ou répétées des muscles (myoclonie). Elles sont principalement observées chez les jeunes enfants et les nouveau-nés, étant plus rares chez les adultes.
Crise atonique:
Souvent appelées crises avec chute. Ces crises se caractérisent par une perte soudaine de tonicité, créant une incapacité de se tenir debout ou assis (elles sont aussi appelées crises akinésiques). Les crises atoniques sont habituellement rares chez les adultes.
Les crises atoniques sont souvent observées chez les enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut (lien à la section Lennox-Gastaut). Les crises elles-mêmes sont peu dangereuses pour l’enfant, la plupart des blessures résultant de chutes survenant à la suite de l’événement lorsque l’enfant perd de son tonus musculaire. Pour aider à prévenir des blessures graves, certains parents peuvent choisir de faire porter un casque protecteur à leur enfant et de restreindre sa participation à certaines activités si celui-ci est sujet à des crises atoniques.
À noter : les crises astatiques comportent une perte de tonicité entraînant une incapacité de se tenir debout. Les crises atoniques ne s’accompagnent pas toujours d’astasie.
Autres crises:
Crises photosensibles :
Vous observez sans doute souvent des signaux sur des appareils électroniques ou d’éclairage (lumières stroboscopiques, p. ex.) ou dans des jeux vidéo. Ces jeux et appareils sont parfois accompagnés d’un avertissement indiquant qu’ils peuvent provoquer des crises d’épilepsie photosensibles.
Les crises photosensibles sont rares, même chez les personnes épileptiques (moins de 5 %). Elles ne constituent pas un type distinct de crise, mais résultent plutôt d’un stimulus lumineux qui peut mener au déclenchement d’une crise. Les crises photosensibles sont souvent classées parmi les « épilepsies réflexes ».
Elles se produisent habituellement chez les jeunes âgés de 8 à 20 ans, la fréquence la plus élevée se situant à la puberté. Elles peuvent être provoquées par la lumière tant naturelle qu’artificielle – par des patrons lumineux alternants ou changeants.
Pour réduire les risques, il est conseillé aux enfants et aux adultes sujets aux crises photosensibles de s’asseoir à plus de 2 m d’un téléviseur, en raison de la fréquence de rafraîchissement des écrans de télévision. L’incidence des crises photosensibles provoquées par la télévision est plus faible en Amérique du Nord qu’en Europe, en raison des différentes fréquences de rafraîchissement, mais les personnes épileptiques devraient néanmoins demeurer prudentes. Les moniteurs d’ordinateurs posent très peu de risque de crises photosensibles. Il existe deux types de moniteurs, les moniteurs TRC (tube à rayons cathodiques) et ACL (affichage à cristaux liquides). La plupart des écrans TRC ont des fréquences de rafraîchissement supérieures à 70 Hz (70 images/seconde). Les écrans ACL n’ont pas de rafraîchissement plein écran et peuvent dans certains cas être préférables pour les personnes photosensibles. Toutefois, comme la plupart des gens utilisent des écrans de modèle récent, le problème des crises photosensibles est plus relié aux logiciels qu’aux écrans eux-mêmes. Les jeux sur ordinateur et d’autres programmes comportant des lumières clignotantes et des patrons lumineux changeants peuvent déclencher une crise.
Syndromes épileptiques :
Spasmes infantiles/syndrome de West:
Observés chez des nouveau-nés épileptiques de moins de 12 mois. Les spasmes peuvent se produire comme des événements uniques ou en grappes – chaque spasme étant très bref (1-3 secondes). Souvent, le bébé semble hocher la tête – comme s’il fléchissait et tendait la tête ou le torse d’avant en arrière (on parle parfois du tic de Salaam). Les spasmes infantiles se produisent lorsque l’enfant dort ou est sur le point de s’endormir ou à son réveil. Le bébé peut lancer un cri après le spasme, ce qui peut souvent être interprété comme un signe de colique.
Les spasmes infantiles sont soit cryptogéniques (aucune cause connue), soit symptomatiques (cause connue). Il existe de nombreuses causes différentes des spasmes infantiles symptomatiques.
Les spasmes infantiles sont souvent observés chez les enfants atteints du syndrome de West. À souligner : bien que les spasmes infantiles soient souvent confondus avec le syndrome de West, ils ne sont pas toujours reliés à ce syndrome. Le syndrome de West a été décrit pour la première fois en 1841 par un médecin anglais qui avait observé des symptômes de spasmes infantiles chez
Syndrome de Lennox-Gastaut:
Le syndrome de Lennox-Gastaut touche les enfants âgés de 1 à 8 ans et principalement les garçons. Il se caractérise par des crises fréquentes et souvent violentes. Certains des types de crises associés à ce syndrome sont les crises toniques, atoniques, d’absence atypiques et myocloniques ainsi que l’état épileptique. On a observé un état épileptique chez environ 50 % des enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut.
Comme le syndrome de West, le syndrome de Lennox-Gastaut se divise en deux types : cryptogénique et symptomatique. Les enfants atteints du syndrome cryptogénique constituent environ 30 % des cas et ne semblent pas présenter d’anomalie cérébrale. Les cas de syndrome symptomatique forment le reste (70 %) de la population et il semble qu’il existe chez ces enfants une lésion cérébrale sous-jacente.
Les causes de ce syndrome sont diverses. Parmi les causes possibles, on peut citer un traumatisme crânien ou une malformation, une infection au cerveau, l’hérédité et de nombreux autres facteurs inconnus (particulièrement s’il s’agit du syndrome cryptogénique). Bon nombre des enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut souffrent d’un retard du développement ainsi que de nombreux problèmes de comportement.
Jusqu’ici, il n’existe aucun moyen de guérir le syndrome de Lennox-Gastaut. On trouve souvent chez ces enfants une fréquence de résistance aux médicaments plus élevée que chez les autres enfants épileptiques. Ils doivent souvent suivre une polythérapie médicamenteuse. Le régime cétogène est souvent recommandé pour les enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut comme moyen ajouté aux médicaments prescrits pour maîtriser leurs crises d’épilepsie.
Autres syndromes épileptiques:
Spasmes fébriles
Épilepsie myoclonique juvénile (EMJ)
Épilepsie rolandique bénigne (ERB)
Il existe de nombreux autres types de crises (épileptiques et non épileptiques), le survol qui précède n’est nullement exhaustif. Nous avons uniquement décrit les types les plus fréquents.
http://www.ilae-epilepsy.org/
http://www.epilepsy.org/ctf/seizure_frame.html
La Ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE) a été créée en in 1909. Elle a pour objectifs :
de faire avancer et répandre les connaissances sur l’épilepsie
de promouvoir la recherche, l’éducation et la formation
d’améliorer les services et les soins aux patients, particulièrement au moyen de la prévention, du diagnostic et du traitement
Pour obtenir de l’information additionnelle : lisez la brochure d’Épilepsie Canada: Crises d’épilepsie et premiers soins
dimanche 6 février 2011
L'icônisation ...
Les icônes ont pour but de rassurer et de réconforter le présent, de ne pas déranger son auto-satisfaction et c'est ce qui offre son origine plutôt comme un défi à réfléchir sur les insuffisances et legs hérités du corrompu. Dans notre présent le système juridique est une idéologie, celle de l'icônisation est de faire de ces Itinéraires humanitaires des courants philosophiques liés à la politique ou à une masse en particulier. Elle existe aussi dans le cinéma comme le modèle du super héro. Dans la photographie, en l'expression la plus simple de la luxure. Elle fabrique de Grands Hommes, de grands scientifiques et se sert de la détresse humaine pour conditionner les choix personnels de ses sujets , la psychologie au centre de l' action iconique, s'en tient à manipuler les masses, les foules, les personnes. L’icônisation existe pour d'autres opérations que nécessitent la communication (médias,TV, ordinateur, publicité mais aussi aux patrons de magasins complice de cette surenchère de surmédiatisation, repassant en boucle la musique de la dernière "icône " à la mode dans un même but de conformisme...)le processus d'identification jouant le rôle majeur :
- nous envions la personne,nous voulons être, nous devons être,et paraître... Au pire c'est un processus qui s'appuie sur les courants de pensée négative et qui canalise vos pensées de façon à les rendre idylliques et agréables aux yeux de la plus grande majorité de la population, il implique la décharge des sens par exacerbation de sentiments.Le monde y est représenté comme sensible, vulnérable sans défense. La vérité , c'est que le monde possède encore les moyens de se défendre mais l'humain présenté sous sa forme parasite dénaturera l'image de l'homme lui-même... ,les grands thèmes sont vu et revu et mettent en cause l'avéré et l'inaccessible moi à tous, éveillé de conscience mortifère à certains moment de notre vie. Evidemment que cela nous interpélera, qui n'aurait pas envie d'un monde de rêve, mais ce n'est pas accepter la réalité que de vivre l'idéalisation puis ce n'est ni la vérité , ni le charme du locuteur avancé d'histoire , ni l'outrance de la société qui reste la priorité de nos démons personnels et internes à nos existences dans les moments extrêmes de notre corps et de notre personne.
La vie est faite de proximité.. et confiné de notre propre univers, et elle répond tout à fait à nos exigences de réconfort...l'être humain n'est pas un surhomme et sera toujours confrontés à lui même et à ses colères, fussent-elles justes ou non!
Enfin! Il est arrivé dans l'histoire que les théories du conformisme de Asch,Shérif,... Milgram (...) soit utilisées et appliquées, et qu'avec l'aide la presse, des Etats assiégés ; pour calmer et canaliser les foules égarées par la guerre ;pour recruter; remotiver ;" capturer" les pensées et faire suivre les plus récalcitrants par suggestions ouvertes ou non..., méthodes simplifiées, pratiquées lors des discours de propagande politique ou d'oppositions.
Une autre problématique réside dans le fait que beaucoup de citoyens n'arrive plus à faire confiance..., roulé sans cesse dans la farine pendant que leurs leaders affichent l'oppulance, la richesse, et plus obscènes par leur ventripotence les uns que les autres. Certains commettent des injustices..., voire "quelques" crimes contre leur propre peuple ou l'existencialité elle-même devient inexistante.Cela n'arrange rien aux stigmates déjà observés. Ces citoyens vivant déjà dans l'injustice, dans l'angoisse et dans la crainte de manipulations malsaines....ou pire encore dans la crainte du lendemain ne peuvent que finir par se rebeller, mourir de faim, désespérer! C'est aux dirigeants à se montrer au plus proche de ce peuple, seule façon de croître avec lui, afin de le comprendre, de l'aider et de chercher du soutien auprès d' autres nations. Dur métier que celui de chef d'Etat !
Personnellement, j'espère donc comme beaucoup d'entre nous à l’apaisement de ces foules,à une meilleure gestion des patrimoines mais surtout un vrai sens de l'éthique(moral)de leur part...et ça c'est une fameuse histoire!
Extraits et articles 2011- Junius Astrid.
CONFERENCES THERAPEUTIQUES ET SYMPTOMES
http://www.argos2001.org/confgayplan.html
- nous envions la personne,nous voulons être, nous devons être,et paraître... Au pire c'est un processus qui s'appuie sur les courants de pensée négative et qui canalise vos pensées de façon à les rendre idylliques et agréables aux yeux de la plus grande majorité de la population, il implique la décharge des sens par exacerbation de sentiments.Le monde y est représenté comme sensible, vulnérable sans défense. La vérité , c'est que le monde possède encore les moyens de se défendre mais l'humain présenté sous sa forme parasite dénaturera l'image de l'homme lui-même... ,les grands thèmes sont vu et revu et mettent en cause l'avéré et l'inaccessible moi à tous, éveillé de conscience mortifère à certains moment de notre vie. Evidemment que cela nous interpélera, qui n'aurait pas envie d'un monde de rêve, mais ce n'est pas accepter la réalité que de vivre l'idéalisation puis ce n'est ni la vérité , ni le charme du locuteur avancé d'histoire , ni l'outrance de la société qui reste la priorité de nos démons personnels et internes à nos existences dans les moments extrêmes de notre corps et de notre personne.
La vie est faite de proximité.. et confiné de notre propre univers, et elle répond tout à fait à nos exigences de réconfort...l'être humain n'est pas un surhomme et sera toujours confrontés à lui même et à ses colères, fussent-elles justes ou non!
Enfin! Il est arrivé dans l'histoire que les théories du conformisme de Asch,Shérif,... Milgram (...) soit utilisées et appliquées, et qu'avec l'aide la presse, des Etats assiégés ; pour calmer et canaliser les foules égarées par la guerre ;pour recruter; remotiver ;" capturer" les pensées et faire suivre les plus récalcitrants par suggestions ouvertes ou non..., méthodes simplifiées, pratiquées lors des discours de propagande politique ou d'oppositions.
Une autre problématique réside dans le fait que beaucoup de citoyens n'arrive plus à faire confiance..., roulé sans cesse dans la farine pendant que leurs leaders affichent l'oppulance, la richesse, et plus obscènes par leur ventripotence les uns que les autres. Certains commettent des injustices..., voire "quelques" crimes contre leur propre peuple ou l'existencialité elle-même devient inexistante.Cela n'arrange rien aux stigmates déjà observés. Ces citoyens vivant déjà dans l'injustice, dans l'angoisse et dans la crainte de manipulations malsaines....ou pire encore dans la crainte du lendemain ne peuvent que finir par se rebeller, mourir de faim, désespérer! C'est aux dirigeants à se montrer au plus proche de ce peuple, seule façon de croître avec lui, afin de le comprendre, de l'aider et de chercher du soutien auprès d' autres nations. Dur métier que celui de chef d'Etat !
Personnellement, j'espère donc comme beaucoup d'entre nous à l’apaisement de ces foules,à une meilleure gestion des patrimoines mais surtout un vrai sens de l'éthique(moral)de leur part...et ça c'est une fameuse histoire!
Extraits et articles 2011- Junius Astrid.
CONFERENCES THERAPEUTIQUES ET SYMPTOMES
http://www.argos2001.org/confgayplan.html
mardi 25 janvier 2011
L'état de stress post traumatique...
Le trouble de stress post-traumatique désigne un type de trouble anxieux sévère qui se manifeste à la suite d'une expérience vécue comme traumatisante. c'est une appellation liée a une approche behavioriste, et en psychopathologie psychanalytique le trouble est appelé névrose traumatique et il se distingue du précédent du fait de la prise en compte de la dynamique intrapsychique (inconsciente).
Le trouble de stress post traumatique (aussi désigné syndrome de stress post-traumatique, SSPT, ou état de stress post-traumatique, ESPT) est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l'intégrité physique et/ou psychologique du patient et/ou de son entourage a été menacée et/ou effectivement atteinte (accident grave, mort violente, viol, agression, maladie grave, guerre, attentat,...). La réaction immédiate à l'événement aura été traduite par une peur intense, par un sentiment d'impuissance ou par un sentiment d'horreur. Le SSPT survient parfois à la suite de la réaction aiguë de stress à la situation anxiogène mais il peut aussi apparaître beaucoup plus tard (après plusieurs semaines, ou plusieurs mois). Si un terrain psychologique ou psychiatrique fragile (dépression, anxiété, …) peut augmenter le risque de développer un SSPT, une expérience traumatisante peut, à elle seule, faire apparaître un SSPT chez des personnes ne présentant aucun antécédent. En particulier, les enfants et les personnes âgées seraient plus vulnérables.
Le trouble de stress post traumatique (aussi désigné syndrome de stress post-traumatique, SSPT, ou état de stress post-traumatique, ESPT) est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l'intégrité physique et/ou psychologique du patient et/ou de son entourage a été menacée et/ou effectivement atteinte (accident grave, mort violente, viol, agression, maladie grave, guerre, attentat,...). La réaction immédiate à l'événement aura été traduite par une peur intense, par un sentiment d'impuissance ou par un sentiment d'horreur. Le SSPT survient parfois à la suite de la réaction aiguë de stress à la situation anxiogène mais il peut aussi apparaître beaucoup plus tard (après plusieurs semaines, ou plusieurs mois). Si un terrain psychologique ou psychiatrique fragile (dépression, anxiété, …) peut augmenter le risque de développer un SSPT, une expérience traumatisante peut, à elle seule, faire apparaître un SSPT chez des personnes ne présentant aucun antécédent. En particulier, les enfants et les personnes âgées seraient plus vulnérables.
samedi 15 janvier 2011
L'abnégation : il suffit de regarder la TV, de se trop se dévouer, de se taire, de prendre tout sur soi...au pire de s’annihiler !
L'Abnégation est un renoncement partiel ou complet de soi, et/ou de ses intérêts personnels.
Renoncement, sacrifice volontaire, consenti dans un intérêt supérieur et portant sur (une partie de) soi-même ou sur une valeur qui représente généralement un intérêt, une ambition, une satisfaction légitimes, etc.
Correspond, à l'époque moderne :
A.− Renoncement ou sacrifice consenti pour des motifs de perfection morale et spirituelle :
1. La justesse de l'esprit est impossible, à de certaines époques, sans une abnégation héroïque ou une dégradation complète. Schlegel, qui a moins de grâce, qui n'a pas plus de cohérence dans les idées et qui a des opinions beaucoup plus absurdes, s'est cru une grande supériorité sur Biot parce que Biot a disputé comme un français.
B. Constant de Rebecque, Journaux intimes, octobre 1804, p. 149.
2. Il y a là quelque fondement au point de vue des théosophes, qui admettent qu'au moyen d'une certaine préparation mentale, spéculative et pratique, l'esprit peut tout savoir, tout comprendre même sans avoir rien appris, etc. en comparant ce point de vue à la doctrine de Fénélon sur l'abnégation et la désappropriation du moi, j'ai pensé que cette libre activité qui rend l'âme présente à elle-même et la constitue personne, moi, à ses propres yeux ne lui est donnée que pour se mettre au-dessus de la nature sensible et la surmonter en la dirigeant vers une fin morale ou intellectuelle.
Maine de Biran, Journal, 1820, p. 299.
3. Ceux qui se fondent sur la passivité et l'unité de cause efficiente s'allient avec les doctrines mystiques et quiétistes où l'abnégation de toute volonté, la destruction de tout mouvement propre est la condition de la science la plus élevée, de la vertu la plus parfaite.
Maine de Biran, Journal, 1822, p. 349.
4. Ainsi fait l'homme vraiment spirituel quand il immole ses passions et qu'il fait l'abnégation, le sacrifice de tout ce qu'il y a de sensible et de mortel en lui. L'homme moral qui exerce sa liberté et se commande à lui-même, sent bien qu'il est en même temps le prêtre et l'hostie : car c'est bien lui qui sacrifie et immole, et ce qui est immolé et sacrifié, c'est encore lui; ...
Maine de Biran, Journal, 1822, p. 356.
5. M. de Beaupréau était un de ces hommes qui prennent leur parti de toutes choses, surtout des déceptions d'amour-propre. Le dédain de sa femme, le désintéressement de sa fille, l'abnégation complète de Fernand à l'endroit de la dot, l'avaient humilié outre mesure; mais la pensée qu'il conserverait intacte la fortune de sa femme et marierait Hermine sans bourse délier, l'avait promptement consolé, ...
P.-A. Ponson du Terrail, Rocambole, les drames de Paris, L'Héritage mystérieux, 1859, p. 195.
6. Le véritable amour se manifeste uniquement par l'abnégation absolue de soi et l'anéantissement dans l'objet aimé. Qui garde son orgueil et sa pensée, a de la passion, non de l'amour; ...
J. Péladan, Le Vice suprême, 1884, p. 281.
7. De tels sentiments sont de nature à inspirer non seulement ces sacrifices journaliers qui assurent le développement régulier de la vie sociale quotidienne, mais encore, à l'occasion, des actes de renoncement complet et d'abnégation sans partage.
É. Durkheim, De la division du travail social, 1893, p. 207.
Rem. Les ex. de ce 1er groupe mettent en valeur l'aspect passif de l'abnégation, le mot étant mis en rapport avec renoncement :
(ex. 7), désintéressement
(ex. 5), anéantissement
(ex. 6); voire l'aspect négatif, abnégation étant alors ASSOCIE A LA DÉGRADATION :
(ex. 1).
Dans l'ex. 4 faire (l')abnégation de est synon. de renoncer à;
dans l'ex. 5 la constr. abnégation à l'endroit de, motivée par la présence d'un premier compl. introduit par de, est en même temps l'indice d'un emploi de plus en plus confiné à l'emploi absolu.
B.− Vertu :
8. La bonté, cette charmante qualité, entraîne souvent à l'abnégation totale de soi-même, et c'est à vos amis à s'occuper de vous lorsque vous vous oubliez.
G. de Staël, Lettres de jeunesse, 1785, p. 47.
9. Vous avez raison de railler l'ambition gigantesque de l'amour platonique. En vain l'esprit cherche à s'élever la souffrance le ramène toujours à terre. Oh! je m'en souviens; durant ces nuits embrasées que je passai près des flancs d'un homme, j'ai bien étudié les révoltes de l'orgueil contre les vanités de l'abnégation; j'ai senti qu'on pouvait en même temps aimer un autre que soi, au point de se soumettre à lui et s'aimer soi-même, au point de ressentir de la haine contre celui qui nous subjugue.
G. Sand, Lélia, 1833, p. 172.
10. Il est bon et doux, quoique sévère. Sa rigidité s'étend surtout à ce qui est utile et pratique. Le reste, il en décline la compétence avec une abnégation et une modestie étonnantes qui prouvent la vigueur paisible de son être.
L.-E.-E. Duranty, Le Malheur d'Henriette Gérard, 1860, p. 65.
11. Un couvent, c'est une contradiction. Pour but, le salut; pour moyen, le sacrifice. Le couvent, c'est le suprême égoïsme ayant pour résultante la suprême abnégation.
V. Hugo, Les Misérables, t. 1, 1862, p. 622.
Rem. Abnégation est lié à des termes désignant des qualités :
bonté (ex. 8), modestie (ex. 10) ou des défauts : orgueil (ex. 9), égoïsme (ex. 11). L'abnégation est souvent dite totale, complète, entière; des adj. tels que noble, courageux, héroïque soulignent l'aspect de grandeur et de dignité suggéré par le mot. La fréquence de la constr. abnégation + épithète est liée au recul de la constr. abnégation + compl. introduit par de (cf. sup. dominante A, rem.).
C.− Dévouement :
12. Les habitudes de la vie ascétique, les mœurs chrétiennes, ne sont pas les mêmes à toutes les époques de l'église : mais à aucune époque elles ne sauraient attirer le dédain ou le mépris des âmes pieuses et simples; car toujours elles ont offert à la charité, à l'humilité, à l'abnégation de soi, d'immortelles victoires à remporter, une pure et sainte gloire à conquérir.
Ch. de Montalembert, Histoire de Sainte Elisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe (1207-1231), 1836, p. 238.
13. (...) Ils ne sont pas prudents de peur d'être honteux;
Et disent que le pont où l'on se précipite,
Hardi pour l'abordage, est lâche pour la fuite.
Soi-même se scruter d'un regard inclément,
Être abnégation, martyre, dévouement,
Bouclier pour le faible et pour le destin cible,
Aller, ne se garder aucun retour possible,
Ne jamais se servir pour s'évader d'en haut,
Pour fuir, de ce qui sert pour monter à l'assaut,
Telle est la loi; la loi du devoir, du calvaire,
Qui sourit aux vaillants avec son front sévère.
V. Hugo, La Légende des siècles, t. 2, Paroles dans l'épreuve, 1859, p. 782.
14. Je m'amuse en même temps de ce respect pour soi-même, devenu naïf et religieux, et dont je connais plusieurs remarquables échantillons, dans toutes les églises. Ce type-là adore naturellement le dévouement, l'oubli de soi, l'abnégation, il les loue et les recherche avec enthousiasme et pour cause; mais il se garde de diminuer leur mérite en le partageant, ou leur rareté en les copiant.
H.-F. Amiel, Journal intime, 9 octobre 1866, p. 477.
15. Elle le voyait vaguement, ce rôle, pareil à celui d'un personnage de M. Scribe ou de Mme Sand. Il serait fait de dévouement, de fierté, d'abnégation, de grandeur d'âme, de tendresse et de belles paroles. Sa nature mobile se réjouissait presque de cette attitude nouvelle.
G. de Maupassant, Contes et nouvelles, t. 2, Yvette, 1884, p. 525.
16. Paule ne lirait jamais ces pages; pourtant il triomphait comme s'il l'avait obligée à se reconnaître dans le portrait qu'il avait tracé d'elle : une fausse amoureuse qui n'aime que ses comédiens et ses rêves; une femme qui joue la grandeur, la générosité, l'abnégation alors qu'elle est sans orgueil et sans courage, butée dans l'égoïsme de ses feintes passions.
S. de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 262.
Rem. Dans ce groupe se révèle surtout l'aspect actif et donc efficace de l'acte d'abnégation; l'idée de renonciation à soi est liée à celle de l'acte de se tourner vers le service d'autrui : dévouement (ex. 13, 14), charité (ex. 12), générosité (ex. 16).
II.− Dans l'expr. faire abnégation de, « faire abstraction de », avec une idée de renoncement volontaire et qui en coûte à celui qui y consent (cf. hist. II B) :
17. Est-ce que la raison universelle considérée dans l'absolu est comparable à la lumière qui remplit l'espace et qui est, soit qu'on la perçoive ou non? La raison individuelle sera comme l'organe ou le sens approprié à cette lumière, et à l'aide duquel chaque homme y participe, et renoncer à sa raison propre ou en faire abnégation, pour ne croire qu'à la raison universelle, c'est précisément mettre un bandeau sur les yeux pour mieux jouir de la lumière.
Maine de Biran, Journal, 1818, p. 184.
18. Ayant à essayer de peindre l'homme des prodiges, non par mes faibles couleurs, mais à l'aide de ses propres paroles, de ses propres gestes, j'ai dû m'attacher surtout à demeurer scrupuleusement vrai, scrupuleusement fidèle, et j'espère qu'après m'avoir lu, on me rendra la justice d'avouer que, pour y parvenir, j'ai fait abnégation de tout système, de toutes opinions, de tous partis, de toutes liaisons; ...
E.-D. de Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, t. 2, 1823, p. 238.
Stylistique − Gén. pris en bonne part, avec une nuance d'admiration; qq. exceptions notables (ex. 9, et peut-être 16).
Prononc. − 1. Forme phon. : [abnegasjɔ̃]. Enq. : /abnegasiõ/. 2. Dér. et composés. − Cf. nier.
Étymol. − Corresp. rom. : ital. abnegazione; cat. abnegació; [roum. abnegacion < fr. abnegation].
1. 1377 « action de s'opposer par négation à 2 éléments contradictoires » terme philos. (Oresme, Livre du ciel et du monde, éd. Menut et Denomy, 51 d. ds Medieval Studies, III, 1941, p. 263 : Or, pousons donques que .c. soit une chose moienne entre .a. et .b., c'est assavoir par abnegacion, et que de celle chose ne soit dit .a. ne .b., quar ce qu'est autre et neutre entre .ii. contraires est moien entre eulz); 2. fin xive « action de renier » (Glos. Aalma no 13032, éd. Roques, Rec. Gén. des Lex. fr. du M.A., p. 6, 26 : abiuracio, -cionis, abjuracion ou abnegacion); xve s. « refus de prestation de foi et de reconnaissance » terme jur. (Chastellain, VI, 363, Kervyn, ds R. Hist. litt. Fr., I : Par abnegation de foy et de recongnoissance la ou il la congnoit appartenir); 3. 1491 « action de renoncer (à la pratique des œuvres serviles) » (La Mer des hystoires I, 6b ds Rom. Forsch. 32, 3 : « Laquelle chose [du repos du septiesme jour] peult estre exposee en cinq manieres. En la premiere negativement, par ainsy qu'il ya abnegation de la part de la creature »).
Empr. au lat. chrét. abnegatio, dep. St Jérome « renoncement, détachement (de soi) » (Lettres, 121, 3 ds TLL s.v., 110, 46 : quae est sui abnegatio?; encore en lat. médiév. : 983/993 Gerhardus August., Vita Udalr. I, 9 ds Mittellat. W. s.v., 33, 2), d'où p. ext., 3, « action de renoncer (à qqc.) »; au sens d'« action de nier, dénégation (opposé à assertio) » dep. Arnobe (Adv. nationes 1, 32 ds TLL s.v., 110, 45), avec spécialisation jur. au sens de « refus » en lat. médiév., 1088, Gebehardus Salisb. Ad. Herm. 31 ds Mittellat. W., 33, 8 : obedientiam abnegate et abnegationem illam juramento ... firmate, d'où 2, et spécialisation philos. au sens 1 en lat. médiév. (Albert le Grand, Politica 4, 7r, p. 366b, 32 sq. ibid., 32, 70 : medium dicitur per compositionem extremorum et non per abnegationem, sicut in grammaticis per abnegationem neutrum genus dicitur).
HIST. − Terme de création sav. (relig., philos.), prend dès son orig. lat. 2 orientations qui se retrouvent en fr. : − « action de nier » sens attesté le 1er en lat. ainsi qu'en fr. et disparu au xviie s. − « action de renoncer à soi-même », subsiste avec des ext.
I.− Sens et accept. disparus av. 1789. − « action de nier, négation », sens concernant différents domaines cités ci-dessous dans l'ordre chronol. de leur apparition : A.− Accept. philos. (log.) (cf. déf. ds étymol. 1); sens très voisin du terme mod. neutralisation. − 1377 (cf. étymol. 1) − xve s., Voc. lat. fr., Genève, Loys Garbin 1487 (ds FEW s.v. negare) − xvie s. : Ainsi ... mettons nous neutre en Medicine, et moyen en philosophie : par participation de l'une et l'aultre extremité : par abnegation de l'une et l'autre extremité. Rabelais, III, 35 (Hug.). B.− Accept. relig. « action de renier, reniement », attestée de la fin du xive s. (cf. étymol. 2) jusqu'au xviie s. (n'apparaît plus ds les dict. de Fur., Trév., Ac.); cf. notamment au xvie s. : S. Pierre ... aiant par trois fois renoncé Jesus-Christ ... auroit esté ... descheu (...) Il falloit que, pour le restablir en sa premiere dignité, il effaceast la tare de ceste triple abnegation. P. de Marnix, Differ. de la Relig. I, II, 3 [1599-1605] (Hug.). − Avec la nuance « abjuration » : Commandement ... à tous autres de ladite religion d'en venir faire abnegation dans six mois. D'Aubigné, Hist. univ. II, V, 21 [av. 1630] (DG). C.− Accept. jur., dérivée de I B, xve s., 1 ex. isolé ds étymol. 2 (cont. féodal).
II.− Hist. de l'unique sens attesté apr. 1789 − A.− « renoncement, détachement de soi » (cf. sém. I), apparaît au xve s. (cf. étymol. 3), dans un cont. relig., mais avec un sens neutre. Passe dans la lang. des xviie et xviiie s. comme terme de dévotion, d'abord dans l'expr. abnégation de soi-même, puis absolument : − xvie s. La justice de Dieu git en abnegation de nous mesmes et obeissance de sa volonté. Calvin, Inst. chrét., 191 (Littré). − xviie s. : Est-il un plus beau sacrifice est-il une abnegation de soi-même et une mortification plus parfaite? Bourdaloue, Pens., t. III, p. 153, [av. 1704] (Littré). La pratique de cette abnégation évangélique en quoi consiste le vrai christianisme et par conséquent le salut, id., ibid., t. I, p. 88. − xviiie s. : abnégation, terme de Dévotion. Renonciation à ses passions, à ses plaisirs, à ses intérêts. L'abnégation de soi-même est nécessaire pour la perfection Chrétienne. Il n'est guère en usage que dans cette phrase, et pour signifier un renoncement de soi-même, et un détachement de tout ce qui n'a point de rapport à Dieu. Fur. 1701. B.− A partir du début du xixe s., p. ext., abnégation signifie non plus globalement « renoncement de soi-même » mais « renoncement à ce qui pour soi est important, voire essentiel (sentiments, biens, etc.) »; dans la loc. faire abnégation de, constr. (et peut-être sens) voisin(s) de faire abstraction de : ... l'assemblée ne voulait ni éloigner le roi du trône, ni faire abnégation de ses défiances passagères quand il s'agissait d'une œuvre durable. Mme de Staël, Considér. Révol. fr., t. 1, 2e part. 1817, p. 293. Ce dernier emploi a disparu au cours du xixe s. au profit de son concurrent. C.− xixe et xxe s. perman. de ces 2 accept. (cf. sém.).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 419. Fréq. rel. litt. : xixe s. : a) 687, b) 666; xxe s. : a) 671, b) 433.
BBG. − Foulq.-St-Jean 1962. − Lal. 1968. − Marcel 1938.
Renoncement, sacrifice volontaire, consenti dans un intérêt supérieur et portant sur (une partie de) soi-même ou sur une valeur qui représente généralement un intérêt, une ambition, une satisfaction légitimes, etc.
Correspond, à l'époque moderne :
A.− Renoncement ou sacrifice consenti pour des motifs de perfection morale et spirituelle :
1. La justesse de l'esprit est impossible, à de certaines époques, sans une abnégation héroïque ou une dégradation complète. Schlegel, qui a moins de grâce, qui n'a pas plus de cohérence dans les idées et qui a des opinions beaucoup plus absurdes, s'est cru une grande supériorité sur Biot parce que Biot a disputé comme un français.
B. Constant de Rebecque, Journaux intimes, octobre 1804, p. 149.
2. Il y a là quelque fondement au point de vue des théosophes, qui admettent qu'au moyen d'une certaine préparation mentale, spéculative et pratique, l'esprit peut tout savoir, tout comprendre même sans avoir rien appris, etc. en comparant ce point de vue à la doctrine de Fénélon sur l'abnégation et la désappropriation du moi, j'ai pensé que cette libre activité qui rend l'âme présente à elle-même et la constitue personne, moi, à ses propres yeux ne lui est donnée que pour se mettre au-dessus de la nature sensible et la surmonter en la dirigeant vers une fin morale ou intellectuelle.
Maine de Biran, Journal, 1820, p. 299.
3. Ceux qui se fondent sur la passivité et l'unité de cause efficiente s'allient avec les doctrines mystiques et quiétistes où l'abnégation de toute volonté, la destruction de tout mouvement propre est la condition de la science la plus élevée, de la vertu la plus parfaite.
Maine de Biran, Journal, 1822, p. 349.
4. Ainsi fait l'homme vraiment spirituel quand il immole ses passions et qu'il fait l'abnégation, le sacrifice de tout ce qu'il y a de sensible et de mortel en lui. L'homme moral qui exerce sa liberté et se commande à lui-même, sent bien qu'il est en même temps le prêtre et l'hostie : car c'est bien lui qui sacrifie et immole, et ce qui est immolé et sacrifié, c'est encore lui; ...
Maine de Biran, Journal, 1822, p. 356.
5. M. de Beaupréau était un de ces hommes qui prennent leur parti de toutes choses, surtout des déceptions d'amour-propre. Le dédain de sa femme, le désintéressement de sa fille, l'abnégation complète de Fernand à l'endroit de la dot, l'avaient humilié outre mesure; mais la pensée qu'il conserverait intacte la fortune de sa femme et marierait Hermine sans bourse délier, l'avait promptement consolé, ...
P.-A. Ponson du Terrail, Rocambole, les drames de Paris, L'Héritage mystérieux, 1859, p. 195.
6. Le véritable amour se manifeste uniquement par l'abnégation absolue de soi et l'anéantissement dans l'objet aimé. Qui garde son orgueil et sa pensée, a de la passion, non de l'amour; ...
J. Péladan, Le Vice suprême, 1884, p. 281.
7. De tels sentiments sont de nature à inspirer non seulement ces sacrifices journaliers qui assurent le développement régulier de la vie sociale quotidienne, mais encore, à l'occasion, des actes de renoncement complet et d'abnégation sans partage.
É. Durkheim, De la division du travail social, 1893, p. 207.
Rem. Les ex. de ce 1er groupe mettent en valeur l'aspect passif de l'abnégation, le mot étant mis en rapport avec renoncement :
(ex. 7), désintéressement
(ex. 5), anéantissement
(ex. 6); voire l'aspect négatif, abnégation étant alors ASSOCIE A LA DÉGRADATION :
(ex. 1).
Dans l'ex. 4 faire (l')abnégation de est synon. de renoncer à;
dans l'ex. 5 la constr. abnégation à l'endroit de, motivée par la présence d'un premier compl. introduit par de, est en même temps l'indice d'un emploi de plus en plus confiné à l'emploi absolu.
B.− Vertu :
8. La bonté, cette charmante qualité, entraîne souvent à l'abnégation totale de soi-même, et c'est à vos amis à s'occuper de vous lorsque vous vous oubliez.
G. de Staël, Lettres de jeunesse, 1785, p. 47.
9. Vous avez raison de railler l'ambition gigantesque de l'amour platonique. En vain l'esprit cherche à s'élever la souffrance le ramène toujours à terre. Oh! je m'en souviens; durant ces nuits embrasées que je passai près des flancs d'un homme, j'ai bien étudié les révoltes de l'orgueil contre les vanités de l'abnégation; j'ai senti qu'on pouvait en même temps aimer un autre que soi, au point de se soumettre à lui et s'aimer soi-même, au point de ressentir de la haine contre celui qui nous subjugue.
G. Sand, Lélia, 1833, p. 172.
10. Il est bon et doux, quoique sévère. Sa rigidité s'étend surtout à ce qui est utile et pratique. Le reste, il en décline la compétence avec une abnégation et une modestie étonnantes qui prouvent la vigueur paisible de son être.
L.-E.-E. Duranty, Le Malheur d'Henriette Gérard, 1860, p. 65.
11. Un couvent, c'est une contradiction. Pour but, le salut; pour moyen, le sacrifice. Le couvent, c'est le suprême égoïsme ayant pour résultante la suprême abnégation.
V. Hugo, Les Misérables, t. 1, 1862, p. 622.
Rem. Abnégation est lié à des termes désignant des qualités :
bonté (ex. 8), modestie (ex. 10) ou des défauts : orgueil (ex. 9), égoïsme (ex. 11). L'abnégation est souvent dite totale, complète, entière; des adj. tels que noble, courageux, héroïque soulignent l'aspect de grandeur et de dignité suggéré par le mot. La fréquence de la constr. abnégation + épithète est liée au recul de la constr. abnégation + compl. introduit par de (cf. sup. dominante A, rem.).
C.− Dévouement :
12. Les habitudes de la vie ascétique, les mœurs chrétiennes, ne sont pas les mêmes à toutes les époques de l'église : mais à aucune époque elles ne sauraient attirer le dédain ou le mépris des âmes pieuses et simples; car toujours elles ont offert à la charité, à l'humilité, à l'abnégation de soi, d'immortelles victoires à remporter, une pure et sainte gloire à conquérir.
Ch. de Montalembert, Histoire de Sainte Elisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe (1207-1231), 1836, p. 238.
13. (...) Ils ne sont pas prudents de peur d'être honteux;
Et disent que le pont où l'on se précipite,
Hardi pour l'abordage, est lâche pour la fuite.
Soi-même se scruter d'un regard inclément,
Être abnégation, martyre, dévouement,
Bouclier pour le faible et pour le destin cible,
Aller, ne se garder aucun retour possible,
Ne jamais se servir pour s'évader d'en haut,
Pour fuir, de ce qui sert pour monter à l'assaut,
Telle est la loi; la loi du devoir, du calvaire,
Qui sourit aux vaillants avec son front sévère.
V. Hugo, La Légende des siècles, t. 2, Paroles dans l'épreuve, 1859, p. 782.
14. Je m'amuse en même temps de ce respect pour soi-même, devenu naïf et religieux, et dont je connais plusieurs remarquables échantillons, dans toutes les églises. Ce type-là adore naturellement le dévouement, l'oubli de soi, l'abnégation, il les loue et les recherche avec enthousiasme et pour cause; mais il se garde de diminuer leur mérite en le partageant, ou leur rareté en les copiant.
H.-F. Amiel, Journal intime, 9 octobre 1866, p. 477.
15. Elle le voyait vaguement, ce rôle, pareil à celui d'un personnage de M. Scribe ou de Mme Sand. Il serait fait de dévouement, de fierté, d'abnégation, de grandeur d'âme, de tendresse et de belles paroles. Sa nature mobile se réjouissait presque de cette attitude nouvelle.
G. de Maupassant, Contes et nouvelles, t. 2, Yvette, 1884, p. 525.
16. Paule ne lirait jamais ces pages; pourtant il triomphait comme s'il l'avait obligée à se reconnaître dans le portrait qu'il avait tracé d'elle : une fausse amoureuse qui n'aime que ses comédiens et ses rêves; une femme qui joue la grandeur, la générosité, l'abnégation alors qu'elle est sans orgueil et sans courage, butée dans l'égoïsme de ses feintes passions.
S. de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 262.
Rem. Dans ce groupe se révèle surtout l'aspect actif et donc efficace de l'acte d'abnégation; l'idée de renonciation à soi est liée à celle de l'acte de se tourner vers le service d'autrui : dévouement (ex. 13, 14), charité (ex. 12), générosité (ex. 16).
II.− Dans l'expr. faire abnégation de, « faire abstraction de », avec une idée de renoncement volontaire et qui en coûte à celui qui y consent (cf. hist. II B) :
17. Est-ce que la raison universelle considérée dans l'absolu est comparable à la lumière qui remplit l'espace et qui est, soit qu'on la perçoive ou non? La raison individuelle sera comme l'organe ou le sens approprié à cette lumière, et à l'aide duquel chaque homme y participe, et renoncer à sa raison propre ou en faire abnégation, pour ne croire qu'à la raison universelle, c'est précisément mettre un bandeau sur les yeux pour mieux jouir de la lumière.
Maine de Biran, Journal, 1818, p. 184.
18. Ayant à essayer de peindre l'homme des prodiges, non par mes faibles couleurs, mais à l'aide de ses propres paroles, de ses propres gestes, j'ai dû m'attacher surtout à demeurer scrupuleusement vrai, scrupuleusement fidèle, et j'espère qu'après m'avoir lu, on me rendra la justice d'avouer que, pour y parvenir, j'ai fait abnégation de tout système, de toutes opinions, de tous partis, de toutes liaisons; ...
E.-D. de Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, t. 2, 1823, p. 238.
Stylistique − Gén. pris en bonne part, avec une nuance d'admiration; qq. exceptions notables (ex. 9, et peut-être 16).
Prononc. − 1. Forme phon. : [abnegasjɔ̃]. Enq. : /abnegasiõ/. 2. Dér. et composés. − Cf. nier.
Étymol. − Corresp. rom. : ital. abnegazione; cat. abnegació; [roum. abnegacion < fr. abnegation].
1. 1377 « action de s'opposer par négation à 2 éléments contradictoires » terme philos. (Oresme, Livre du ciel et du monde, éd. Menut et Denomy, 51 d. ds Medieval Studies, III, 1941, p. 263 : Or, pousons donques que .c. soit une chose moienne entre .a. et .b., c'est assavoir par abnegacion, et que de celle chose ne soit dit .a. ne .b., quar ce qu'est autre et neutre entre .ii. contraires est moien entre eulz); 2. fin xive « action de renier » (Glos. Aalma no 13032, éd. Roques, Rec. Gén. des Lex. fr. du M.A., p. 6, 26 : abiuracio, -cionis, abjuracion ou abnegacion); xve s. « refus de prestation de foi et de reconnaissance » terme jur. (Chastellain, VI, 363, Kervyn, ds R. Hist. litt. Fr., I : Par abnegation de foy et de recongnoissance la ou il la congnoit appartenir); 3. 1491 « action de renoncer (à la pratique des œuvres serviles) » (La Mer des hystoires I, 6b ds Rom. Forsch. 32, 3 : « Laquelle chose [du repos du septiesme jour] peult estre exposee en cinq manieres. En la premiere negativement, par ainsy qu'il ya abnegation de la part de la creature »).
Empr. au lat. chrét. abnegatio, dep. St Jérome « renoncement, détachement (de soi) » (Lettres, 121, 3 ds TLL s.v., 110, 46 : quae est sui abnegatio?; encore en lat. médiév. : 983/993 Gerhardus August., Vita Udalr. I, 9 ds Mittellat. W. s.v., 33, 2), d'où p. ext., 3, « action de renoncer (à qqc.) »; au sens d'« action de nier, dénégation (opposé à assertio) » dep. Arnobe (Adv. nationes 1, 32 ds TLL s.v., 110, 45), avec spécialisation jur. au sens de « refus » en lat. médiév., 1088, Gebehardus Salisb. Ad. Herm. 31 ds Mittellat. W., 33, 8 : obedientiam abnegate et abnegationem illam juramento ... firmate, d'où 2, et spécialisation philos. au sens 1 en lat. médiév. (Albert le Grand, Politica 4, 7r, p. 366b, 32 sq. ibid., 32, 70 : medium dicitur per compositionem extremorum et non per abnegationem, sicut in grammaticis per abnegationem neutrum genus dicitur).
HIST. − Terme de création sav. (relig., philos.), prend dès son orig. lat. 2 orientations qui se retrouvent en fr. : − « action de nier » sens attesté le 1er en lat. ainsi qu'en fr. et disparu au xviie s. − « action de renoncer à soi-même », subsiste avec des ext.
I.− Sens et accept. disparus av. 1789. − « action de nier, négation », sens concernant différents domaines cités ci-dessous dans l'ordre chronol. de leur apparition : A.− Accept. philos. (log.) (cf. déf. ds étymol. 1); sens très voisin du terme mod. neutralisation. − 1377 (cf. étymol. 1) − xve s., Voc. lat. fr., Genève, Loys Garbin 1487 (ds FEW s.v. negare) − xvie s. : Ainsi ... mettons nous neutre en Medicine, et moyen en philosophie : par participation de l'une et l'aultre extremité : par abnegation de l'une et l'autre extremité. Rabelais, III, 35 (Hug.). B.− Accept. relig. « action de renier, reniement », attestée de la fin du xive s. (cf. étymol. 2) jusqu'au xviie s. (n'apparaît plus ds les dict. de Fur., Trév., Ac.); cf. notamment au xvie s. : S. Pierre ... aiant par trois fois renoncé Jesus-Christ ... auroit esté ... descheu (...) Il falloit que, pour le restablir en sa premiere dignité, il effaceast la tare de ceste triple abnegation. P. de Marnix, Differ. de la Relig. I, II, 3 [1599-1605] (Hug.). − Avec la nuance « abjuration » : Commandement ... à tous autres de ladite religion d'en venir faire abnegation dans six mois. D'Aubigné, Hist. univ. II, V, 21 [av. 1630] (DG). C.− Accept. jur., dérivée de I B, xve s., 1 ex. isolé ds étymol. 2 (cont. féodal).
II.− Hist. de l'unique sens attesté apr. 1789 − A.− « renoncement, détachement de soi » (cf. sém. I), apparaît au xve s. (cf. étymol. 3), dans un cont. relig., mais avec un sens neutre. Passe dans la lang. des xviie et xviiie s. comme terme de dévotion, d'abord dans l'expr. abnégation de soi-même, puis absolument : − xvie s. La justice de Dieu git en abnegation de nous mesmes et obeissance de sa volonté. Calvin, Inst. chrét., 191 (Littré). − xviie s. : Est-il un plus beau sacrifice est-il une abnegation de soi-même et une mortification plus parfaite? Bourdaloue, Pens., t. III, p. 153, [av. 1704] (Littré). La pratique de cette abnégation évangélique en quoi consiste le vrai christianisme et par conséquent le salut, id., ibid., t. I, p. 88. − xviiie s. : abnégation, terme de Dévotion. Renonciation à ses passions, à ses plaisirs, à ses intérêts. L'abnégation de soi-même est nécessaire pour la perfection Chrétienne. Il n'est guère en usage que dans cette phrase, et pour signifier un renoncement de soi-même, et un détachement de tout ce qui n'a point de rapport à Dieu. Fur. 1701. B.− A partir du début du xixe s., p. ext., abnégation signifie non plus globalement « renoncement de soi-même » mais « renoncement à ce qui pour soi est important, voire essentiel (sentiments, biens, etc.) »; dans la loc. faire abnégation de, constr. (et peut-être sens) voisin(s) de faire abstraction de : ... l'assemblée ne voulait ni éloigner le roi du trône, ni faire abnégation de ses défiances passagères quand il s'agissait d'une œuvre durable. Mme de Staël, Considér. Révol. fr., t. 1, 2e part. 1817, p. 293. Ce dernier emploi a disparu au cours du xixe s. au profit de son concurrent. C.− xixe et xxe s. perman. de ces 2 accept. (cf. sém.).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 419. Fréq. rel. litt. : xixe s. : a) 687, b) 666; xxe s. : a) 671, b) 433.
BBG. − Foulq.-St-Jean 1962. − Lal. 1968. − Marcel 1938.
Inscription à :
Articles (Atom)